Je suis un ballardien convaincu depuis très très longtemps, Laurent. J'ai même participé au Bifrost spécial Ballard, par pure gourmandise.
Je suis un ballardien convaincu depuis très très longtemps, Laurent. J'ai même participé au Bifrost spécial Ballard, par pure gourmandise.
Moi, j'ai adoré l'idée de cette présentation façon "catalogue d'exposition". Quand l'éditeur me l'a présentée, je n'ai pas eu besoin de réfléchir pour dire oui à tout. Mais, comme tu dis, c'est peut-être moi.
Ravi que tu aies aimé les nouvelles, en tout cas !
(bien avant l'existence de ChatGPT et autres). Même constat : 89% du texte montre des signes de génération par une IA.
Les IA ont donc inventé une machine à remonter dans le temps.
Tout est foutu !
J'ai analysé la novella que je suis en train de terminer d'écrire avec un soi-disant "détecteur d'IA". La réponse est sans appel :
93% de votre texte montre des signes de génération par une IA
Du coup, j'ai analysé mon premier roman, "Le jeu des sabliers", publié en 1988
C'est comme avoir un orchestre à la maison qui fait ce qu'on lui dit, à toute vitesse.
Je sens que ça va faire partie de ma routine de travail...
Et surtout, le texte est vraiment bien articulé - on peut d'ailleurs rectifier ça via le prompt.
Bref, j'ai trouvé un partenaire intéressant. Et mon compositeur va s'y mettre aussi, pour l'effet inverse : tester des orchestrations différentes, des tonalités variées, sur ses musiques.
Ce qui est bluffant, c'est la rapidité d'exécution. Il faut une minute, pas plus, pour obtenir deux ou trois versions possibles de la chanson. Les voix qui chantent sont sympa (c'est pas Kate Bush, m'enfin ça fonctionne).
En plus, ça m'apprend à raffiner un prompt. Parce que, pour les utiliser, je donne bien sûr le texte, mais aussi des indications musicales (le fameux prompt) et je peux littéralement matérialiser ce que j'ai envie d'entendre, après quelques tâtonnements (ça ne marche pas du premier coup !).
L'intérêt, c'est que les musiques composées par l'IA ne fonctionnent que si le texte est bien rythmé, carré, efficace. Quand il y a un couplet un peu bancal, ou un refrain trop mou, ça s'entend dans le résultat final. Et ça m'aide à retravailler les parties qui en ont besoin.
On a pondu ensemble près de 300 chansons. Mais il me reste plein de textes terminés ou à peu près, qui sont sans musique. L'idée est donc d'utiliser les IA comme "tableau noir", partenaire de composition et d'écriture.
En ce moment, je teste les IA qui composent de la musique. Suno en particulier (la version pro est une tuerie).
Je travaille avec un compositeur remarquable (Norbert Wilhelm, dont le fils est Sandy Vee).
C'est devenu de plus en plus compliqué d'accéder au moindre service internet - double sécurité, code envoyé sur le mail ou le téléphone, attente... J'espère qu'on inventera bientôt un système qui certifiera automatiquement que la personne en train de taper sur son PC existe vraiment.