Manuel Cervera-Marzal et Bruno Frère - Pour une démocratie sauvage
Une sociologie charnelle au cœur des luttes et des conflits
À paraître en mai chez La Découverte
Manuel Cervera-Marzal et Bruno Frère - Pour une démocratie sauvage
Une sociologie charnelle au cœur des luttes et des conflits
À paraître en mai chez La Découverte
Texte de la capture d'écran :
IMPORTANT : Zoom écologie sera au café-librairie Michèle Firk ce jeudi pour enregistrer une émission avec Robin Mugnier à l'occasion de la sortie de son livre Des abeilles au travail
Venez ! C'est ouvert à toutes et tous et ça va être super
Des abeilles au travail Productivisme agroécologique et précarisation du vivant Robin MUGNIER
En suivant les abeilles domestiques, aujourd’hui massivement mises au travail pour polliniser les champs et accroître les rendements de l’agroindustrie, l’anthropologue et apiculteur Robin Mugnier appréhende sous un nouveau jour les enjeux anthropologiques, écologiques et économiques de la modernisation agricole, et ses effets sur le vivant. Son enquête immersive, menée en France dans la vallée du Rhône, auprès d’apiculteurs, d’agriculteurs et au sein de multinationales de la filière semences, révèle les stratégies, compromis et frictions de ce projet agroécologique très ambivalent : car quand le vivant n’est pas victime, il est un rouage de « symbioses précaires » mortifères. L’abeille est un symbole fort du désastre écologique. Mais cette focalisation sur son déclin brouille souvent la compréhension des enjeux actuels de la modernisation agricole. Car, si les abeilles sont présentées comme des victimes emblématiques de la crise écologique, au cœur des paysages du productivisme, des butineuses continuent de vivre et sont même mises au travail par des apiculteurs, des agriculteurs et des multinationales semencières. En effet, chaque année, des milliers de ruches sont déplacées dans les parcelles pour garantir la pollinisation et accroître les rendements. Les butineuses deviennent ainsi l’un des rouages d’un productivisme désormais qualifié d’agroécologique. Ce dispositif associe apiculteurs, agriculteurs et firmes agro-industrielles dans une collaboration aussi nécessaire que conflictuelle et repose sur une promesse ambiguë : mettre le vivant au travail serait un moyen de le protéger. En suivant la progression d’une enquête de terrain immersive qui l’amène du bord des champs jusqu’aux bureaux des grandes entreprises, Robin Mugnier révèle les stratégies, les compromis et les frictions qui se jouent entre écologisation et intensification. Mobilisant les apports des travaux les plus récents de l’anthropologie multi-espèces, Robin Mugnier éclaire…
#VeilleSHS
À paraître le 5 mars aux Éditions La Découverte @edladecouverte.bsky.social :
Des abeilles au travail. Productivisme agroécologique et précarisation du vivant
par Robin Mugnier
Surveiller et punir en Chine Laogai et technosurveillance, de 1946 à nos jours Jean-Philippe BÉJA
Tout aussi terrible que le goulag stalinien, le laogai, système concentrationnaire méconnu, mis en place par Mao, reste utilisé à grande échelle dans la Chine futuriste de Xi Jinping. À travers les témoignages bouleversants d’anciens détenus, le sinologue et politologue JeanPhilippe Béja retrace quatre-vingts ans d’un projet politique visant à transformer les comportements de toute une population par le contrôle, l’endoctrinement et la terreur. Ce livre éclaire la manière dont la Chine est devenue un laboratoire à ciel ouvert de la surveillance généralisée. « On travaillait de l’aube à la tombée du jour, et le soir, on avait la séance d’éducation politique… Tous rivalisaient d’enthousiasme pour dénoncer leurs codétenus. Ces réunions étaient atroces : à leur issue, nombreux sont ceux qui se sont pendus, empoisonnés ou jetés dans la rivière… » Les témoignages de victimes du système de répression chinois constituent l’essentiel de ce livre. Dès avant sa prise du pouvoir en 1949, le Parti s’est acharné contre ceux qu’il accusait d’être ses ennemis. Dans les villes, les comités de voisinage interviennent dès qu’un citoyen se comporte de manière « anormale » ; les « ennemis de classe », les éléments douteux sont placés sous surveillance sur leur lieu de travail. Ils finissent souvent au laogai, camp de réforme par le travail. De 1949 à 1976, des dizaines de millions de « droitiers », propriétaires fonciers, déviationnistes de tous ordres, y sont passés. Mais les camps n’ont pas disparu à la mort du « Grand Timonier ». Dans les années 1980, jeunes délinquants ou non-conformistes, protestataires ouvriers et étudiants, croyants, paysans insurgés y sont envoyés. Après l’arrivée au pouvoir de Xi Jinping en 2012, le laogai, sous un autre nom, est utilisé à grande échelle dans le Xinjiang, pour faire des Ouighours des « citoyens modèles et modernes ». Couplé à un système de surveillance de tous les instants, le laogai reste un instrument essentiel du Part…
#VeilleSHS
À paraître le 12 mars aux Éditions La Découverte @edladecouverte.bsky.social :
Surveiller et punir en Chine. Laogai et technosurveillance, de 1946 à nos jours
par Jean-Philippe Béja
Les prolétaires du bizness Dans l’ordinaire des trafics de drogue Khadidja SAHRAOUI-CHAPUIS
Les livres sur le trafic de drogue ne manquent pas. Mais ce livre, écrit par une sociologue, directrice d’une association qui traite des questions de santé, et au contact direct des réseaux et des jeunes, s’appuie sur une enquête de terrain exceptionnelle, menée in situ sur plus de vingt ans dans les quartiers nord de Marseille. En portant la parole des acteurs des réseaux – trafiquants et petites mains – mais aussi celle des familles des habitants et des intervenants locaux, Khadidja Sahraoui-Chapuis donne à voir, dans un récit vif et incarné, les logiques sociales profondes d’un système qui fabrique ses propres prolétaires. Dans un ordre hiérarchique rigoureux, une division du travail rationnelle, les acteurs du trafic de drogues – guetteurs, charbonneurs, chefs… – occupent jour après jour leur poste. Les jeunes impliqués sont, à peu de choses près, des jeunes comme les autres. C’est ce « peu de chose » justement – somme de petits dérapages, de petites humiliations, d’accidents de la vie – qui marque l’entrée dans les trafics. Une entrée qui, aux yeux de ces jeunes, représente une opportunité face au décrochage scolaire, au chômage, à la précarité et la pauvreté. Une fois intégrés, leur position dans le trafic les rapproche d’un véritable prolétariat, assigné aux tâches les plus risquées et les moins rémunératrices. La violence y est force managériale : tabassages et assassinats viennent sanctionner petites fautes professionnelles, coups bas et trahisons. Cette enquête décrit l’ordinaire des violences liées au trafic de stupéfiants, et plus généralement aux activités criminelles. Elle restitue la parole des acteurs du trafic et de leurs proches et analyse les éléments qui ont infléchi les parcours des jeunes « tombés » dans l’économie de la drogue, le rôle et la place des familles, de l’école et des institutions publiques dans les bifurcations biographiques. Mais, il va plus loin, en éclairant la force d’attraction durable exercée par ces …
#VeilleSHS
À paraître le 2 avril aux Éditions La Découverte @edladecouverte.bsky.social :
Les prolétaires du bizness. Dans l’ordinaire des trafics de drogue
par Khadidja Sahraoui-Chapuis
Qu'est-ce que tout cela fait aux abeilles ? Sommes-nous conscients de la manière dont nous changeons leurs comportements, des risques que nous leur faisons subir ? Robin Mugnier, auteur de "Des abeilles au travail" @edladecouverte.bsky.social
🤓@xporte.bsky.social www.nouvelobs.com/idees/202603...
4 livres à lire pour le 8 mars !
[LES RENCONTRES DE LA SEMAINE]
À l’occasion du 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, la documentariste Pauline Chanu revient sur cette notion qui a permis de qualifier indûment bien des femmes, son histoire, son actualité et ce qu’elle dit encore de notre regard sur la colère de la moitié de l’humanité.
Dans son dernier livre, Romaric Godin revient sur les crises provoquées par la domination du capital sur nos sociétés.
Il estime, dans un entretien à « Reporterre », que le basculement néofasciste en cours en est la conséquence.
Lire l'article ➡️ https://l.reporterre.net/uTD
Le dimanche matin c’est bien aussi pour écouter La Suite dans les Idées — Dette patriarcale ou la division sexuelle de la finance avec Isabelle Guérin et Judith Perrignon www.radiofrance.fr/francecultur...
[SAMEDI EN LIBRAIRIE]
Un grand merci à la librairie Majo à Paris pour ce coup de cœur de « Sortir de la maison hantée • Comment l'hystérie continue d'enfermer les femmes », Pauline Chanu
📍« Sortir de la maison hantée » est disponible en librairie
www.editionsladecouverte.fr/sortir_de_la...
Le dimanche matin c’est bien aussi pour écouter La Suite dans les Idées en replay ou en podcast sur @franceculture.fr — À l’ombre, les centres de rétention administrative avec Louise Tassin et @karenakoka.bsky.social www.radiofrance.fr/francecultur...
La sociologue Louise Tassin a passé plus de quatre mois dans des centres de rétention tenus à l’écart du public. Elle en tire un livre d’enquête dans lequel elle met en lumière le rôle central des prestataires privés qui emploient quasi exclusivement des immigrés précaires.
➡️ bit.ly/4b0jn73
La gestion des CRA est de plus en plus sous-traitée. Les employé·es de ces sociétés privées sont souvent d’anciens sans-papiers, révèle la sociologue Louise Tassin dans son ouvrage Comme on les enferme (@edladecouverte.bsky.social).
Entretien mené par @maiacourtois.bsky.social
Le porno chic était-il un piège pour les femmes? Une analyse post-#MeToo avec Ovidie
www.slate.fr/culture/ovid...
[À RÉÉCOUTER]
Sur France Culture, l'émission avec Isabelle Guérin, autrice de La femme endettée. À l'ombre de la finance mondialisée.
Lien de l'émission :
www.radiofrance.fr/francecultur...
Il faut savoir « apprécier l’ironie politique mais sans s’en contenter »
Entretien avec Louis Bolla pour @ouest-france.fr sur l'ironie politique. cc @edladecouverte.bsky.social www.ouest-france.fr/culture/humo...
[LES SORTIES DE LA SEMAINE]
📕« L'empire de la supervision • Capture des savoirs et gouvernement colonial dans l'Inde britannique », Gildas Salmon
« Le RN valorise ses électeurs en leur disant qu’ils ne sont pas des “assistés” »
Pourquoi le RN s’ancre-t-il dans les campagnes en déclin ? Parce que là où le travail et la débrouille sont valorisés, son discours colle à la réalité d’une concurrence généralisée pour l’emploi et la vie sociale.
Romaric Godin @franceculture, autour de son livre « Le problème à trois corps du capitalisme • Sur la gestion autoritaire du désastre (et les moyens de lui faire face) »
[SAMEDI EN LIBRAIRIE] Un grand merci à la librairie Youpi à Avignon pour ce coup de cœur de « La finance aux extrêmes • Enquête sur le capitalisme autoritaire en France » de Marlène Benquet 📍 « La finance aux extrêmes • Enquête sur le capitalisme autoritaire en France » est disponible en librairie ! https://www.editionsladecouverte.fr/la_finance_aux_extremes-9782348085536 📚 Des livres pour comprendre, des livres pour agir !
[SAMEDI EN LIBRAIRIE]
Un grand merci à la librairie Youpi à Avignon pour ce coup de cœur de « La finance aux extrêmes • Enquête sur le capitalisme autoritaire en France » de Marlène Benquet
📍 « La finance aux extrêmes » est disponible en librairie !
www.editionsladecouverte.fr/la_finance_a...
« On peut être deux, trois filles à tracter là où vous voulez les choper, un peu pour faire l’appât. »
Révélations @humanite.fr sur les conversations secrètes, à Lyon, entre Némésis et les néofascistes pour tendre des pièges à la gauche et aux antifascistes.
www.humanite.fr/politique/an...
Absolument effarée par la faillite absolue de cette interview sur la manifestation d’extrême-droite hier à Lyon. Se rend on compte de la teneur de ces questions sur le service public ? Et c’est à l’image du niveau déplorable du commentariat médiatique ces derniers jours
Couverture du livre
Résumé
À paraître aux @edladecouverte.bsky.social
« Des abeilles au travail. Productivisme agroécologique et précarisation du vivant » par Robin Mugnier :
www.editionsladecouverte.fr/des_abeilles...
Couverture du livre
Résumé
À paraître aux @edladecouverte.bsky.social
« Service public ou barbarie » par Arnaud Bontemps :
www.editionsladecouverte.fr/service_publ...
Si ceci ne vous radicalise pas, c’est que c’est déjà foutu pour vous.
Le passage chez "Les Grands remplaçants"en vidéo! Au programme: ironie,pari du retournement du stigmate (c'est dans le titre!) humour d'émancipation/de domination! C'était super de pouvoir discuter d'humour politique avec des pros! Merci Djamil et sa bande!
www.youtube.com/watch?v=LtnU...
L'affaire Epstein n'est pas une anomalie. C'est un révélateur. Le corps des femmes utilisé comme monnaie d’échange est en réalité un mécanisme central qui produit du capital et du pouvoir. Dans « La femme endettée • À l'ombre de la finance mondialisée », Isabelle Guérin montre comment ces chaînes de dettes, financières, morales et sexuelles, ne font pas seulement tenir le capitalisme : elles le fabriquent. Être femme, c’est devoir : à ses enfants, à son conjoint, à l’État, aux banques, à la nation. Elle veille sur les siens, compte chaque sou, s'endette pour nourrir, loger, soigner, marier. Elle négocie, quémande, parfois se vend. Et toujours, elle paie. En mêlant ethnographie, statistiques et récit engagé, Isabelle Guérin dévoile une autre face du capitalisme : non pas l’abstraction des algorithmes, mais la honte, l’épuisement, la discipline des femmes. « La femme endettée • À l'ombre de la finance mondialisée » est une clé pour penser autrement nos interdépendances. « La femme endettée • À l'ombre de la finance mondialisée » est disponible en librairie ! https://www.editionsladecouverte.fr/la_femme_endettee-9782348085253