C’est répandu dans l’évangélisme, y compris non charismatique. Même si plus rare. C’est un geste d’onction. Il est transversal à l’évangélisme.
C’est répandu dans l’évangélisme, y compris non charismatique. Même si plus rare. C’est un geste d’onction. Il est transversal à l’évangélisme.
Les supporters de Trump n'ont jamais prétendus débarrasser le monde de "l'intégrisme religieux", ils se recrutent principalement au sein de la droite chrétienne qui est engagée depuis près d'un siècle dans une entreprise méthodique de dé-sécularisation des institutions publiques américaines.
Déjà en rappelant que la participation n'est pas la panacée : les gens veulent parfois des politiques nocives, racistes notamment. La participation ne se fait pas toujours pour le mieux, elle laisse aussi sur le côté ceux qui n'ont pas les capacités ou le statut requis pour y prendre part.
And so First Things (the leading Catholic magazine of religion and public life) joins evangelicals in making the pivot from “Christian nationalism isn’t a real thing” to “Actually, Christian nationalism is awesome and we need it!”
Not surprising, it was at First Things and under the auspices of Richard J. Neuhaus that « ecumenism of the trenches » was established (i.e., the union of conservative Catholics and evangelicals around illiberal political causes) — First Things laid the foundations for post-liberalism.
«L'arrivée» des évangéliques en Europe n'est pas «récente». Ce qui est récent, c'est la constitution de la catégorie «évangélique» (voir le thread matinal de JSD). S'agissant de l'installation de dénominations de type évangélique, voir J.-Y. Kirschleger 👇👇👇
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@phlppgnzlz.bsky.social l'a montré dans sa thèse : sociologiquement, les évangéliques sont des enfants de parents évangéliques, massivement, mais le "témoignage de conversion" est LE dispositif rituel principal d'attestation de l'appartenance, d'où ce mensonge sur la non-héritabilité.
En quoi l'évangélisme se distingue-t-il du protestantisme traditionnel, c'est-à-dire luthérien et réformé ? Il s'en différencie d'abord par l'accent mis sur la conversion. L'évangélisme n'est pas une religion dont on hérite par la naissance, mais que l'on revendique et dont on témoigne publiquement. De ce fait, les Eglises évangéliques sont généralement des Eglises de professants, constituées d'associations de convertis, ce qui n'est pas le cas dans le luthéranisme ou l'Eglise réformée. Par ailleurs, dans l'interprétation de la Bible, il y a moins de médiation dans les Eglises évangéliques, qui développent une lecture plus directe, moins métaphorisée que dans les milieux luthériens ou réformés. Ces derniers délaissent le surnaturel au profit d'une approche plus centrée sur l'éthique. Pour les évangéliques, cette relation avec l'invisible, avec un Dieu puissant qui fait des miracles, est essentielle.
Mais, si "l'évangélisme n'est pas une religion dont on hérite par la naissance", comme le dit S. Fath, pourquoi le fils de Billy Graham a-t-il hérité de l'empire religieux de son père et que le fils de Jerry Falwell également ? Comment se fait-il que ses entreprises religieuses soient familiales ?
Rien n'est moins contre-nature que le mariage de Trump et des évangéliques blancs américains. Ces derniers ont voté pour Trump à plus de 80 % à trois reprises, les assaillants du Capitole le 6 janvier 2020 étaient massivement évangéliques, ils constituent son principal bloc électoral :
Très juste: ce qui est produit, c’est une tentative d’abolir la distance. L’impression «d’y être». Ça va de pair avec cet effacement herméneutique. Voilà pourquoi, dans la série, Matthieu est présenté comme l’appareil enregistreur – il est la garantie objective de l’expérience subjective proposée.
Très intéressant! Tu peux élaborer sur «subjectivisation»?
(J'avais mal écrit le terme: je poste à nouveau.)
Je l’ai vu passer sur Insta. Oui, ça fait le boulot.
Exit la caméra, bienvenue les mémoires plurielles
Toi, tu lis entre les lignes 😜
Absolument. Tradition familiale.
C'est pour ça que j'aime bien l'interprétation de Joaquin Phenix dans Mary Magdala. On sent l'interprétation, la part de l'acteur. Son Jésus, c'est une construction. Pas de transparence.
Oui, c'est poster boy pour une marque de chapelets de luxe.
www.youtube.com/watch?v=8ATT...
Absolument: on est loin de Dei Verbum. Mais il faut voir la manière dont est organisée la réception – notamment française et francophone – de la série.
Quelqu'un pour une thèse en herméneutique dans la salle?
www.thechosen.fr
On a une lecture concordiste des différents récits évangéliques. Avec, comme caution, Matthieu la caisse enregistreuse.
Très très juste. Tolkien est plus compliqué à mettre en boîte que Lewis. Narnia, c'était la cata. Mais bon, Lewis avait pavé la voie. On ne peut pas dire ça de Tolkien. Mais ça traduit quelque chose d'une herméneutique partagée au sein de nos cultures – la prime à un littéralisme univoque.
Voilà. Matthieu, c'est la caméra. Exit la mémoire plurielle des communautés qui ont donné lieu à des évangiles aux accents différents sur la base d'une trame commune.
Chosen, c'est la caméra plutôt que la mémoire.
Le tout est à l'avenant: des passages vétérotestamentaires sont intercalés au début de certains épisodes en mode: regardez, la prophétie annoncée dont vous allez voir la réalisation.
– Un siècle de recherche archéologique et d'exégèse historico-critique à la poubelle.
Ce que j'en ai vu – la première saison – a suffit à m'indiquer la perspective herméneutique. Le personnage de Matthieu est un autiste doué d'une mémoire photographique exceptionnelle, et qui se balade avec un carnet où il consigne tout. On ne pouvait pas être plus proche du fantasme de la caméra...
Ouais, avec une alliance catholique (conservatrice), du type de celles à propos desquelles j’ai tendance à écrire.
👆👆👆 j’ai mis le lien vers la page de l’un des auteurs sur le site de cette librairie évangélique francophone.
À noter que c’est le même auteur qui signe le livre The Chosen qui accompagne la série du même nom. Autre phénomène mondial.
maisonbible.fr/fr/74363-the...
« Les survivants de l’apocalypse »? Oui, ça se vend. Ils sont en vente notamment ici 👇👇👇
maisonbible.fr/fr/author/65...
Antérieurement à la création de la National Association of Evangelicals en 1942 par des membres du mouvement fondamentaliste, tous blancs, le qualificatif “evangelical” était revendiqué par quasiment tous les protestants, même les très progressistes unitariens en avaient usage.
Si vous ne deviez lire qu’un seul article sur l’histoire du monde évangélique et sur les torsions mensongères qu’une historiographie évangélique lui a fait subir, lisez le texte ci-dessous, que l’on va bientôt traduire dans le cadre d’un dossier coordonné avec @phlppgnzlz.bsky.social
Two days before Christmas, readers of the NYT opinion page were treated to a spectacle of pooh-poohery by an academic who claimed (without evidence) that concerns about the dangerously anti-democracit New Apostolic Reformation are overblown. My response @religiondispatches.org
bit.ly/RDonNYTonNAR
En réalité, ce n'est pas la première fois que la sociologie est attaquée. C'est déjà arrivé il y a un siècle, aux USA aussi, et sous l'égide des mêmes acteurs. La croisade des fondamentalistes protestants ne concernait pas seulement la théorie de l’évolution, ses cibles étaient plus nombreuses 🧵
Mike Johnson est un protestant fondamentaliste, membre de la Southern Baptist Convention (fondée par des esclavagistes), il a longtemps travaillé pour l'Alliance Defending Freedom, organisme juridique de la droite chrétienne. Trump est vraisemblablement athée, la droite chrétienne s'en accommode.