Les « langues de feu » de Claire Tabouret au Grand Palais 🔥
Les « langues de feu » de Claire Tabouret au Grand Palais 🔥
Vue du lac Léman depuis Lausanne
« Devant eux se trouvaient Zurich, le lac, les cygnes immaculés et les montagnes enneigées. » (« Lázár » de Nelio Biedermann, à paraître chez Belfond à la rentrée prochaine)
C’est de la bonne came 👌 Et pour les anthologies à partir de 1990, je n’ai malheureusement pas de références à conseiller
En bonne snob je me sers beaucoup de l’Anthologie bilingue de la poésie allemande de la Pléiade, qui va jusqu’aux années 1990
IA et traduction : un danger “pour toute la chaîne du savoir”
Marie Van Effenterre, traductrice en sciences sociales et en littérature, explique en quoi son travail ne saurait s’accommoder du recours à l’IA.
www.telerama.fr/debats-repor... (Abonné.e.s)
C’est lundi prochain au Goethe-Institut Paris, et j’en serai ! www.goethe.de/ins/fr/fr/st...
Le Sénat refuse la proposition de loi sur la continuité des revenus pour les artistes auteur - le dessin de Bobika
🐎 « Lázár » de Nelio Biedermann à paraître à la rentrée littéraire 2026 chez Belfond
☂️ « Reichskanzlerplatz » de Nora Bossong à paraître à la rentrée littéraire 2026 aux Escales
✈️ « Issa » de Mirrianne Mahn à paraître au printemps prochain chez Stock
🧩 « Wackelkontakt » de Wolf Haas à paraître au printemps prochain chez Flammarion sous le titre « Faux contact »
🍒 « Gittersee » de Charlotte Gneuss à paraître début janvier aux Argonautes sous le titre « Les Jeux heureux de l’enfance »
Des livres sur une table avec un petit renne de Noël à paillettes ✨
2025 en traduction(s), c’était une seule parution, mais pas n’importe laquelle : le magistral « Kairos » de Jenny Erpenbeck. C’était aussi cinq formidables textes qui m’ont fait gamberger jour et nuit, à retrouver l’an prochain en librairie 📚
Ce mercredi sera discutée au Sénat la proposition de loi visant à remédier à une injustice fondamentale et à instaurer une continuité de revenus pour les artistes-auteurices. Il est encore temps d’interpeller vos sénateurices (en 3 clics et moins de 30 secondes) : continuite-revenus.fr/interpelle/
Depuis quelques semaines, plusieurs dizaines de traducteurs et traductrices travaillant régulièrement avec les éditions Harlequin reçoivent les unes après les autres un appel téléphonique leur annonçant la fin de leur collaboration avec la maison d’édition. Leurs contrats en cours seront les derniers. Collection par collection, Harlequin abandonne la traduction : un prestataire externe, l’agence de communication Fluent Planet, se chargera de passer les textes dans un logiciel de « traduction automatique » et de recruter directement en freelance des relecteurs et relectrices chargées de post-éditer la sortie machine en français. L’objectif affiché est de gagner en rentabilité en rognant sur le temps de travail. C’est, à notre connaissance, la première fois en France qu’une maison d’édition passe à grande échelle à la « traduction automatique » et à la post-édition, de surcroît en externalisant cette activité. Dès lors, mérite-t-elle encore le nom de « maison d’édition » ?
De telles pratiques sont inacceptables. Des personnes, parfois collaboratrices de longue date de la maison, perdent brutalement une source de revenus régulière, ne se voyant offrir comme compensation que la possibilité (sans aucune garantie, d’ailleurs) de travailler au rabais pour un prestataire externe, Fluent Planet, au lieu de traduire pour une maison d’édition. Une perspective que beaucoup des traducteurs et traductrices concernées refusent. Pour cesser de travailler avec nous, artistes-auteurs et autrices, pas besoin de licenciement ni de préavis, même si la collaboration a été régulière pendant cinq, dix, voire vingt ans. La réalité de la perte brutale d’activité et de revenus n’en est pas moins là. Nous subissons de plein fouet la précarité extrême de notre condition d’artistes-autrices et auteurs : nous n’avons aucun droit au chômage, et certaines personnes concernées proches de l’âge de la retraite ne pourront même pas compter sur une pension décente du fait du non-appel des cotisations de la part de l’AGESSA. Dans ces circonstances, nous devons en tant que profession nous élever collectivement face à ce qui s’apparente à un plan social invisible.
Ces pratiques sont une trahison des travailleurs et travailleuses du livre, mais aussi une trahison du lectorat. C’est brader totalement l’activité de traduction, au mépris des personnes qui traduisent et de celles qui lisent. C’est mettre le doigt dans l’engrenage de la dégradation des productions éditoriales, dans une logique délétère du « good enough » (qualité passable) qui dépossède les travailleurs et travailleuses du livre de leur savoir-faire et de leur créativité, et le lectorat d’un accès à une littérature humaine et vivante. Travailleurs, travailleuses du livre, directions de maisons d’édition, lecteurs, lectrices : refusons que la « traduction automatique » mette le pied dans la porte des maisons d’édition et réaffirmons notre attachement inconditionnel à des textes humains, créés par des humaines et des humains, dans des conditions de travail dignes.
Avec le soutien de : ATAA, Association des traducteurs et adaptateurs de l'audiovisuel ATLAS - Association pour la promotion de la traduction littéraire - CITL Collectif IA-lerte générale CAAP - Comité Pluridisciplinaire des Artistes-Auteurs·trices Editeurs du Sud Fill, Fédération interrégionale du livre et de la lecture Ligue des auteurs professionnels Réseau Les Résidences pour l'art d'écrire Saif - Société des Auteurs des arts visuels et de l'Image Fixe SdS, Syndicat Des Scénaristes Section des correctrices et correcteurs du SGLCE-CGT (Syndicat général du Livre et de la Communication écrite CGT) SFT - Société française des traducteurs SNAPcgt • Syndicat National des Artistes Plasticien·nes cgt STAA-CNT-SO, Syndicat des Travailleur.euse.s Artistes / Auteurs Sud Culture Solidaires Métiers du Livre Toute organisation peut encore soutenir ce communiqué en adressant un mail à : presidence@atlf.org
"Bradage de la traduction, plan social invisible : Harlequin passe à l’IA"
Faites tourner, parce qu'il va falloir se battre encore plus. :/
#traduction #IA #Harlequin #ATLF
Et voici également une tribune parue ce matin sur le site du Monde : www.lemonde.fr/article-offe...
Pour rappel, voici la tribune rédigée par mes soins et publiée il y a quelques semaines sur le site Actualitté : actualitte.com/article/1275...
Ce mercredi sera discutée au Sénat la proposition de loi visant à remédier à une injustice fondamentale et à instaurer une continuité de revenus pour les artistes-auteurices. Il est encore temps d’interpeller vos sénateurices (en 3 clics et moins de 30 secondes) : continuite-revenus.fr/interpelle/
« Rinske croit reconnaître le mot leef au milieu, leef, lief c’est elle, gentille, et la vieille dame prend les doigts que Rinske lui donne timidement, elle les serre entre ses deux mains (…), les mains qui lui traduisent ce que la bouche essaye de dire, des mots, des mots, Rinske ne comprend pas. »
« Sporen » de Julia Stintzen : ce récit de vie résonne d’une multiplicité de langues (néerlandais, allemand, limbourgeois…) et interroge notamment la difficulté à passer de l’une à l’autre. #latraductionenlittérature
3 couvertures de livres avec un petit bouquet de fleurs roses sur un fond jaune
Ces trois merveilles, transposées en français par mes soins, sont toutes en lice pour le prix de traduction Nerval-Goethe 🥳
⏳ « Dieu » de Ferdinand von Schirach (Gallimard)
🌊 « Femme bleue » d’Antje Rávik Strubel (Les Escales)
🍒 « Les Jeux heureux de l’enfance » de Charlotte Gneuss (Les Argonautes)
Dans le top 10 des mots qui ont connu la plus forte hausse de consultation sur le dictionnaire Le Robert en ligne en 2025, il y a MASCULINISME, CONCLAVE, WESH, EUGÉNISME, ENTRISME, GO, GOUGNAFIER, SÉDITIEUX, SUBMERSION et VASSAL (pas Martine)
dictionnaire.lerobert.com/dis-moi-robe...
🗓️Charlotte Gneuss sera au Goethe-Institut de Paris le lundi 19 janvier prochain pour présenter ce roman, et j’aurai le plaisir de lui tenir compagnie.
Merci à Katharina Loix van Hooff de m’avoir confié ce texte aussi précieux qu’un secret qu’on chuchote à l’oreille, merci à Karine Afchain pour sa relecture enthousiaste et merci à Peggy Rolland d’avoir permis à la « Sonate au clair de lune » de résonner sans fausses notes 🙏
J’ai adoré traduire ce roman tout en subtilité, remarquablement maîtrisé pour un premier roman, où les silences pèsent plus que les mots, et qui m’a également donné l’occasion d’aller fureter dans le jargon des mineurs de fond de Picardie.
Le tout raconté du point de vue d’un personnage principal aussi discret qu’inoubliable, la jeune Karin, surnommée Virgule, comme un détail qu’on pourrait presque oublier au milieu de l’agitation qui l’entoure et qui se révèle pourtant être la clef de voûte de cette brillante construction narrative.
Il y est question des premiers émois amoureux, de chagrins d’amitié et de loyautés familiales, autant d’enjeux qui prennent une profondeur nouvelle lorsque la Stasi s’en mêle.
C’est un récit d’initiation qui se déroule au milieu des années 1970 en RDA, dans la campagne autour de Dresde, et qui décrit très précisément le délicat point de bascule entre l’enfance et l’adolescence.
Exemplaire des « Jeux heureux de l’enfance » de Charlotte Gneuss, traduit en français par mes soins, dont la couverture en noir et blanc représente une jeune adolescente à la mine frondeuse
Dans un peu plus d’un mois, le premier roman de Charlotte Gneuss, traduit en français par mes soins, paraîtra aux Argonautes sous le titre « Les Jeux heureux de l’enfance ».