Non, la seule contrainte c'est l'alternance homme femme et que les candidats viennent bien des listes originales. Mais on peut avoir A1 B2 B1 A4 A3 A2 B3 ... (avec A/B la liste et 1/2/3 la position dans la liste d'origine)
Non, la seule contrainte c'est l'alternance homme femme et que les candidats viennent bien des listes originales. Mais on peut avoir A1 B2 B1 A4 A3 A2 B3 ... (avec A/B la liste et 1/2/3 la position dans la liste d'origine)
[21/21] Ce projet est en collaboration avec Jérôme Lang (Directeur de recherche CNRS à Paris Dauphine) et Antoine Prévotat (Doctorant au GATE Lyon Saint-Etienne).
[20/21] N’hésitez pas à partager ce thread, et à me contacter pour toute question. Pour lire l’article complet : fusionequitable.lamsade.fr/informations...
[19/21] L’outil est disponible gratuitement ici : [https://fusionequitable.lamsade.fr/](fusionequitable.lamsade.fr). Si vous êtes candidat dans une liste fusionne ou que vous en connaissez, n’hésitez pas à partager et utiliser cet outil dans vos négociations.
[18/21] Vous pouvez choisir directement la ville et les listes à fusionner, et il y a une option pour forcer la conservation de l’ordre des candidats dans la liste d’origine (ce qui est rendu difficile par l’alternance homme-femme des listes).
[17/21] La question est maintenant : comment obtenir une liste proportionnelle. Ça tombe bien, on vient de sortir un outil pour le faire, basé sur la méthode d’Hondt, utilisée dans plusieurs pays pour élire le parlement. bsky.app/profile/dele...
[16/21] L’équité n’est pas la seule raison qui pourrait pousser à faire une fusion proportionnelle. On peut par exemple faire l’hypothèse qu’une fusion peu équitable démobilise les électeurs et peut entraîner un mauvais report de voix.
[15/21] Bien sûr, certaines fusions ne sont pas équitables tout au long de la liste, mais le sont là où c’est important, c’est-à-dire pour les positions éligibles. En pratique, le déséquilibre ne subsiste une fois les sièges distribués que dans 30% des listes fusionnées.
[14/21] Parfois, c’est le contraire, comme à Saint-Paul à la Réunion, où la liste arrivée en seconde position a pris l’avantage dans la fusion, au détriment de la liste de tête.
[13/21] C’est ce qui arrive en général, dans 81% des fusions déséquilibrées, la liste ayant fait le meilleur score est avantagée par la fusion.
[12/21] À Toulouse, par exemple, la liste soutenue par EELV (en vert sur le graphique) s'est octroyée bien plus de sièges (courbe en escalier) que sa part proportionnelle (representée par la zone plus claire).
[11/21] Mais le cas de Nancy correspond plus à l’exception qu’à la norme. Si on regarde l’ensemble des villes, seulement 12% des villes sont parfaitement équitables.
[10/21] Et en pratique, si l’on trace les courbes correspondant à la liste effectivement déposée (en éscalier sur le graphique), elles se trouvent bien dans la zone colorée, signifiant que la liste respecte parfaitement la proportionnalité selon les scores du premier tour.
[9/21] Pour que la fusion soit proportionnelle, il faut que pour tout nombre de sièges k possible, chaque liste soit representés proportionnellement à son score au premier tour parmi les k premiers candidats de la liste fusionnée. Cela correspond aux zones colorées sur le graphique.
[8/21] Par exemple, à Nancy en 2020, deux listes de gauche ont fusionné, avec les scores suivants.
[7/21] Mais il ne suffit pas d’avoir deux tiers de candidats de la liste A et un tier de la liste B dans la liste fusionnée pour que ça soit équitable. Il faut que l’équité soit respectée tout le long de la liste.
[6/21] En pratique, comment pourrait-on mesurer l’équité ? Nous proposons pour cela d’utiliser les scores du premier tour : si la liste A fait 30% et la liste B fait 15%, la liste A devrait recevoir in fine deux fois plus de siège que la liste B.
[5/21] Mais la fusion pose des difficultés : il faut choisir un ordre équitable des candidats pour que chaque liste se sente suffisamment représentée.
[4/21] En 2020, on a dénombré 548 fusions, dont 83% entre deux listes. Ces fusions se font sur l'ensemble de l'échiquier politique, comme l'illustre la figure suivante (qui montre le nombre de fusion entre partenaires politiques).
[3/21] Posons d’abord le contexte : aux municipales, après le premier tour, les listes peuvent fusionner pour se présenter unies au second tour, et espérer remporter la ville. Pour les listes ayant reçu entre 5 et 10%, c’est même la seule façon d’être au second tour.
[2/21] Avant de commencer, la version longue de ce thread est disponible ici : fusionequitable.lamsade.fr/informations...
[1/21] Dès demain soir, les négociations pour les fusions de listes au second tour des municipales vont commencer. Mais en pratique, comment se font ces fusions ? Sont-elles équitables pour toutes les listes ? Notre analyse des municipales de 2020 nous montre que la plupart du temps, non. ⬇️
Après ça pourrait être une bonne idée de v2 pour le site, de laisser le choix de la méthode à l'utilisateur
Oui ça à l'avantage d'être plus favorable aux petites listes, mais je crois que Sainte Lagüe n'a pas la propriété "Lower quota" qui fait que toutes les listes ont au moins l'arrondie inférieur de leur part proportionnelle (donc ils peuvent avoir moins).
Je ne sais pas mais ça doit être assez simple à faire car simple à calculer. Mais à la fin la liste en tête à forcément au moins 50% des sièges donc la composition à moins d'importance.
Oui ! d'Hondt, avec une petite modif si on veut forcer la conservation de l'ordre des candidats dans la liste (à cause de l'alternance Homme Femme). Et merci ! :)
Avec des collègues, on a constaté qu'aux municipales de 2020, la majorité des fusions de listes entre les deux tours étaient faites de façon non équitable/proportionnelle.
Alors on a fait un outil qui permet aux listes de faire une telle fusion proportionnelle.
fusionequitable.lamsade.fr
[3/3] Sa principale opposante Marine Le Pen est en constante augmentation d'opinion positif malgré sa condamnation, avec environ 55% d'opinions négatifs ou très négatifs contre 75% pour Mélenchon.
[2/3] On voit qu'aux 2 dernières présidentielles il a réussi à améliorer son image mais la situation n'est pas la même : en 2016 et 2021, entre 35% et 40% de "très mauvaise opinion" contre plus de 60% aujourd'hui.
[1/3] J'ai compilé tous les baromètres politiques Elabe depuis 2016 pour voir l'évolution de l'opinion de Mélenchon sur 10 ans. On sent que ça va être plus dur de convaincre en 2027 que les dernières fois.