Je vais tenir ici la liste de ma bibliographie fictive, de ma bibliographie potentielle. Autant de livres qui n'existent pas, pour une thèse qui n'existe pas.
Tout cela commence avec Amputation et chatoiement de Carmo Vila.
Je vais tenir ici la liste de ma bibliographie fictive, de ma bibliographie potentielle. Autant de livres qui n'existent pas, pour une thèse qui n'existe pas.
Tout cela commence avec Amputation et chatoiement de Carmo Vila.
Un message a été envoyé à quelqu'un pour la thèse potentielle.
Je voudrais réfléchir à la question des hétéronymes, à ce que cela engage d'écrire de cette façon-là, non pas sur le plan psychologique, mais esthétique et politique.
Est-ce que vous avez déjà lu des choses sur cette question ?
Couverture de livre possible des éditions P.O.L pour l'ouvrage « Essaim » de Chandra Pintus. Le design présente un fond blanc à fines rayures verticales grises, avec le nom de l'auteur en haut en italique, le titre en bleu foncé gras au centre, et le logo caractéristique de l'éditeur (motif de points et sigle P.O.L) au bas de la page."
Est-ce que ça serait pas le moment de commencer une thèse ? Le contexte semble parfaitement propice, me disais-je, tout à l'heure, en remontant vers la Porte de Bagnolet.
Comme Chanda Pintus dans Essaim, imaginer l'identité comme un chatoiement ou une disposition critique.
A lire chez P.O.L
L'enquête cénaclière continue avec quelques extraits du mystérieux film B̶L̶I̶N̶K̶ dont nous parlerons bientôt dans une vidéo plus longue.
Ici, l'extrait n°1 (la qualité n'est pas excellente en raison du fait qu'il s'agit là d'un enregistrement volé lors de la première projection de B̶L̶I̶N̶K̶).
@abrupt.cc
Couverture au design minimaliste en noir et blanc avec un grand bloc de signes manuscrits jaunes au centre. À gauche, encadré vertical avec le texte « USELESS SEARCH » et « VOLUNTAD INVOLUNTARIA – búsqueda arruinada del cuaderno perdido ». En haut à droite, cercle avec l’inscription « 3002 / 3004 », et en bas à droite un cercle contenant « NOR DO ».
Les actes du colloque de Nor Do autour du Testament Involontaire d'Agustuna Venegas. A lire !
Premier épisode d'une série de vidéos qui explorera les marges de Cénaclières. Pour ce début, nous plongeons dans l'aveu mystérieux d'Aline Shinoda Rosa dans son livre de l'an 2200 : Dernière théorie spectrale.
Très curieux de savoir ce que vous en pensez !
www.youtube.com/watch?v=09pF...
Cénaclières dans les ateliers Tiers livre, un honneur / un juste retour au collectif !
Couverture de livre au design abstrait. À gauche, un fond gris texturé parcouru de stries blanches avec un cercle doré semi-transparent. À droite, une surface dorée marbrée aux reliefs brillants. Au centre, une bande noire verticale avec le titre en lettres jaunes disposées verticalement : « THE LAST PLATEAU ». En bas, un cercle noir contenant le nom de l’autrice : « MIA SAAVEDRA »
Je me dis que je devrais vous parler à voix haute de ces écritures que @electre2.bsky.social et moi n’avions pas encore déterrées, et qui n’apparaissent pas dans Cénaclières (à lire chez @abrupt.cc )
Je pense, par exemple, à The Last Plateau, le polar contemplatif de Mia Saavedra.
Est-ce que vous aussi vous aviez peur, quand vous étiez enfant, de devenir aveugle en fermant les yeux ?
J'en parle, de ça et d'autres choses, ici :
www.youtube.com/watch?v=0D99...
Lecture d'une page du futur : L'aiR Lu des Cénaclières sur l'accueil de @lairnu.net en ce moment
www.lairnu.net
@abrupt.cc
A partir du 2 octobre 2068, Delila Hill et Rachidatou Assou prennent place dans les ramures d'un orme d’Umpire Rock dans le sud-ouest du parc. Elles y resteront jusqu’au 15 octobre, jour de la fameuse « Procession des Brodeuses ». Après la mort de Rachidatou, Delila Hill écrira Mauvaises Filles.
Couverture d’un livre intitulé « La Poulpe des Doigts – Sénilité et poésie dans l'œuvre de Sara Bruun », réalisé par le Collectif Bruisme. Fond rouge uni, tentacules de poulpe blancs en bas à gauche, typographies noires sur découpes de papier blanc froissé. Une bouche en noir et blanc apparaît en bas de l’image.
Au sujet de la controverse sur l'expression "poulpe des doigts" dans le texte de Sara Bruun, je vous conseille la lecture de la magnifique anthologie sur le sujet, par le collectif Bruisme (pour elles, ce n'est pas que Bruun devenait sénile, mais bien "autre chose" qui se joue ici).
alt="Couverture du livre intitulé 'TROCHOÏDE' de Sara Bruun, sur fond blanc nacré évoquant une matière liquide ou satinée. Un cercle noir et blanc abstrait, semblable à une encre ou une planète, occupe le centre. Le nom de l'autrice est écrit en bas, et un petit symbole concentrique figure tout en bas de la page."
alt="Page intérieure du livre 'TROCHOÏDE' contenant une composition graphique en demi-cercles noirs et gris, et un extrait littéraire en prose poétique. Le texte parle d’épuisement, de mémoire, de spirale temporelle, et de la relation entre une mère et sa fille. En marge, une bulle contient une phrase évoquant le temps et une fillette en train de coudre avec une boîte en bois sombre." Tout ne peut que commencer par l’épuisement. Le souffle coupé. La chair manque d’épaisseur devant ce qui revient sur soi-même. Un disque réel, boucle après boucle, défait et couture la poulpe de nos doigts gonflés d’eau. D’innombrables blessures infligées par la mémoire nous épuisent La chair même manque d’épaisseur, prise dans le tourbillon. Un épuisement sans limite devant le spectacle bizarrement circulaire, curieusement rectiligne d’une ligne temporelle enroulée sur elle-même : discrète spirale historique au fond du plus profond des puits. Moi-même, j’ai commencé ainsi : portant ma petite fille dans les bras et me réfléchissant avec elle dans le miroir, dans les flaques, à la surface non-troublée des lacs d’hydrocarbure de Passagniara. La « plaie », si chère à Tatiana Stroll, est une conscience recouverte de cette poussière temporelle dont j’ai si souvent parlé ailleurs. Une plaie s’ouvre quand des instants fouillent notre matière et que nous les observons nous dévorer du dedans : petites bactéries macrophages, avaleuses d’historiettes et de conte pour enfant. Mais, puisqu’il ne peut jamais s’agir que de cela, in fine : commencer, recommencer et s’épuiser en le faisant, je vais, encore une fois, reprendre la parole – ou le silence que la parole laisse à ses côtés – pour y broder ce je ne sais quoi, nécessaire à l’observation de la réalité.
Petit opuscule, écrit par Sara Bruun à la fin de sa vie, alors qu'elle commençait déjà à perdre la raison et qui reprend le motif central, dans sa théorie du temps, de la courbe trochoïde.
Nor Do en parle aussi dans Cénaclières (disponible à la lecture chez @abrupt.cc ).
Page de texte littéraire en français, justifié, dans une police avec empattements. Le texte évoque Goliarda et Antonio, la révolution, la mort, et une résistance poétique et politique dans les rues de Rome
Quatrième de couverture blanche avec une citation au centre : 'Mon intelligence est un champ de coton qui prend feu'. En bas à gauche, un code-barres, la mention 'fumer tue', le prix du livre (9 francs), et l'adresse du site https://abrupt.cc.
Goliarda. J’ai abrasé deux collines de Rome pour tes yeux. Réponds-moi, s’il te plait, même si tu es morte et que la révolution ne marche plus. Je suis opiniâtre et pleine de volonté. Antonio. Mon intelligence est un champ de coton qui prend feu. C’est trop facile de me tourner le dos dans ta mort. Depuis la prison de ta mort. Vous n’êtes pas les supplicié.es puisque vous n’existez plus. Qu’il est simple d’échapper à l’oppression par ses cendres. Nous autres, les sardes de la piazza Navona, nous posons des ombres sous les bancs, sur les pavés, dans les couloirs de briques sang du stade de Domitien et nous vous attendons.
En 2034, @abrupt.cc va publier le livre d'Elena Peris : Sfumato.
Un livre si nécessaire et important, qu'il apparaît dans Cénaclières, l'anthologie millénaire du collectif Nor Do que @electre2.bsky.social et moi-même avons eu l'honneur de traduire.
En 2034, ça va partir comme des petits pains !
Des extraits de la célèbre étude de Nomélia au sujet de Judith Votler et de son poème-fleuve "Zanzibar" sont disponibles dans Cénaclières (chez @abrupt.cc )
Si vous ne l'avez pas déjà, procurez-vous le bouquin de Nomélia le plus vite possible (dans notre ligne de temps il sortira dans 28 ans).
Page illustrée d’un livre ou carnet artistique, avec un fond beige texturé et deux formes abstraites, l’une en haut à gauche (brun clair, contour noir irrégulier), l’autre en bas à droite (forme noire centrale, semblable à une silhouette organique). Le texte au centre est en lettres majuscules stylisées, avec certains mots mis en évidence en couleur : « LA GRAVITÉ FAIT QUE — CHOSES TOMBENT ET AUTRES ÉLÉMENTS AVEC EUX. IL Y A CETTE FRESQUE QUELQUE PART. L’ÂME EST DE FÊLURE ET DE CHUTES. IL TOURBILLONNE EN NOUS UN MILLIARD DE MILLIARD DE PETITES RÉVÉLATIONS ». Le mot « RÉVÉLATIONS » est surligné dans un bandeau noir peint. Numéro de page en bas : 8.
Couverture au fond beige illustrant une silhouette humaine nue plongeant la tête la première, inspirée de la fresque du Tombeau du Plongeur. Autour de la figure sont disposés les mots en lettres noires : « CHOSES QUI TOMBENT ». En bas, en plus gros : « ÍTO SEMBÉ ». Le logo de la maison d’édition "PRISME" est flouté dans un halo lumineux en bas de l'image. De fines craquelures évoquent un vieux mur ou une fresque antique.
Il y a ce livre d'Ito Sembé : Choses qui tombent.
Du livre d'Ito Sembé, il ne reste rien que la couverture et la page 8 de l'édition française. Tous les autres exemplaires ont disparus lors du bombardement de la bibliothèque Akiko le 13 août 2042.
Couverture graphique minimaliste d’un album ou d’un livre intitulé NUINAL, avec une illustration en noir et blanc de branches d’arbre dans un cercle central. En haut, le nom Svenista Olëi est inscrit dans un losange. En bas, un pictogramme de disquette accompagné du texte Disque-Mère 057.
Extrait de Nuinal de Svenista Olëi (2454).
"De la baie ruissèlent les maisons de colonnes, de glace et de vitraux. J’effondre. J’habite où toutes les nuits se tiennent par l’épaule comme de vieilles connaissances ennemies. Toutes les nuits ensemble."
Traduit dans Cénaclières.
Montage noir et blanc de plusieurs photographies de la couverture de l'ouvrage Cénaclières qui fait voir un labyrinthe à la forme alvéolaire.
Montage noir et blanc de plusieurs photographies de la couverture de l'ouvrage Cénaclières qui fait voir un labyrinthe à la forme alvéolaire.
Pour une histoire littéraire du revers, où s’emboîtent et se succèdent des groupes d’autrices et poétesses depuis le XIXe siècle floral jusqu’aux Skyblogueuses du XXVIe siècle.
Cénaclières : abrupt.cc/nor-do/cenac...
Deux vues en noir et blanc d’un fleuve traversant une jungle tropicale. À gauche, une embarcation traditionnelle avance sur l’eau au pied d’une forêt dense. À droite, une vue aérienne montre le fleuve serpentant à travers les brumes et la canopée
Grande procession de personnes marchant le long d’un barrage monumental en béton, avec une puissante cascade d’eau jaillissant en arrière-plan. Légende à droite : 'La procession au barrage de l’assemblée des peuples tenerios. 2015'
Photographie en noir et blanc d’une pirogue transportant un groupe d’hommes autochtones pagayant sur une rivière étroite, bordée de végétation dense. Les expressions sont graves et concentrées.
Affiche en noir et blanc du projet 'ERROR' (2018) de Maya Murillo, montrant une photographie dramatique de rituels ténèbres, sur laquelle est superposé le mot 'ERROR' en grandes lettres blanches traversées par une ligne.
Double page présentant un texte en français sur Maya Murillo, accompagnée d’un portrait en demi-teinte de la cinéaste, dans un style tramé noir et blanc. Le texte évoque son engagement contre un barrage, son œuvre documentaire 'error y tormenta', et sa rupture politique avec sa fille.
Photographie en noir et blanc d’un affluent de fleuve serpentant à travers une jungle dense. Une pirogue avec plusieurs personnes flotte au centre de la rivière, baignée par une lumière diffuse. En légende : 'L’un des affluents du fleuve aujourd’hui disparu.
Parlons d'abord du formidable travail de la documentariste Maya Murillo dans son livre de photographie ̶E̶R̶R̶O̶R̶. Livre qui retrace la lutte des tenerios contre la construction du barrage Micco dans la Principauté d'Aguacope.
La prétention du collectif Nor Do est plus fragmentaire qu'encyclopédique, à la fin. Mais il faudrait quand même faire la liste des poétesses et théoriciennes qui n'apparaissent pas dans Cénaclières.
Sur ce fil, je posterai quelques exemples de ce qui aurait pu être dans le livre, du reste à dire.
Couverture de l'ouvrage Cénaclières : 7 hexagones accolés les uns aux autres pour former une ruche ou un labyrinthe.
Quatrième de couverture de Cénaclières, on lit "fin des chuchotements".
Des archives comme un labyrinthe, un labyrinthe comme un recueil d'autrices des siècles effondrés.
Cénaclières, nouvel ouvrage à explorer dans le papier et dans la 3D :
abrupt.cc/nor-do/cenac...
La traduction de Cénaclières a été longue et fastidieuse, en raison de difficultés techniques qui seraient longues à expliquer, mais je suis très heureux que le projet de Nor Do puisse enfin être découvert en français.
C'est disponible chez @abrupt.cc et ça fait plaisir :
abrupt.cc/nor-do/cenac...
Presque sûr que vous ne connaissez pas Zaira Cataldo et sa philosophie moussologique. J'en parle ici (et aussi de ce qu'on fait d'un geste d'enfant) :
Il y a des jours comme ça où il faut commencer la journée à se perdre dans la preuve de l'existence de Dieu de Duns Scot au lieu d'aller griller au soleil de l'océan.
Lors d’une courte interview, Pascal Rambert dit qu’il n’écrit pas sur des sujets, mais qu’il « travaille sur le langage »
Dans Clôture de l’amour, la langue se forme autour de motifs, de pulsions, créé des adhérences, contraint, libère. La forme du texte évoque une chute brutale, les mots heurtent.
Nouvelle Zap sur Mastodon !
J'imagine quelque chose comme une sorte d'enquête hétéronymologique au sujet de cette faune intérieure depuis laquelle j'écris. Où sont-ils exactement les hétéronymes qui vivent en moi ?
J'ai trop hâte ! Votre projet m'intéresse beaucoup, je n'arrête pas avec Benjamin depuis des mois et des mois !
Je replonge dans ce blog d'écriture, un peu abandonné depuis un an, où je disposais, sur des pages maladroitement organisées, les textes de mes hétéronymes. Si ça intéresse quelqu'un.e, ici vous pouvez lire les lettres de prison de Matej Černý.
aomphalos.wordpress.com/search-matej...