Il y a un moment de ma lecture que je souhaite partager sans spoiler. Celui où j'ai décidé de lire à voix haute un passage pour mieux fondre en larmes et laisser s'enfuir une petite partie d'un deuil impossible à terminer.
@lenneth
Galactus (dans les étoiles mon loulou), Hécate, des livres, des jeux vidéo, du féminisme. * Books, video games and feminism * Feed La biblio de Galactus #lennethbooks #galactusbooks “I declare after all there is no enjoyment like reading !”
Il y a un moment de ma lecture que je souhaite partager sans spoiler. Celui où j'ai décidé de lire à voix haute un passage pour mieux fondre en larmes et laisser s'enfuir une petite partie d'un deuil impossible à terminer.
Les Champs de la Lune est un livre qui offre un espace de méditation et des moments contemplatifs qui vous submergent, le récit est à la fois intime et universel. Il faut prendre dans ses bras cette histoire pour la ressentir au plus profond de soi.
C'est si beau de suivre El-Jarline et ses pensées. Le pouvoir de l'écriture lui permet d'extérioriser ses émotions. Sa rencontre avec une petite fille, Sileqi, va accélérer ce cheminement intérieur et bouleverser sa vie.
Elle ne se contente plus de raconter ce qui se passe dans la ferme. Elle s'interroge, s'inquiète et jette un regard critique sur les sociétés lunaires. Jusqu'à faire d'étranges découvertes.
El-Jarline doit travailler sur ses rapports écrits, souvent trop techniques. Elle améliore donc sa prose, ses comptes-rendus très froids se transforment progressivement en textes poétiques et introspectifs.
Cette ferme permet à la cité de s'alimenter avec des légumes et des fruits mais aussi de conserver de la végétation avec des fleurs et des arbres. Il y a même des animaux, peu nombreux car peu d'espèces ont réussi à s'adapter aux conditions de vie lunaires.
Quelques habitants sont restés à la surface. C'est le cas d'El-Jarline,qui gère la ferme de l'une des cités soulunaires, la ferme Lalande (protégée par un dôme imposant). Elle est accompagnée de son chat, Trym, petite boule de poil noire un tantinet sarcastique.
La Lune, 2324, désormais habitée par une humanité "soulunaire". On a en effet creusé pour créer des lieux de vie dans d'anciens tunnels de lave. La Lune est un astre rude et sec avec de violents vents solaires et des températures extrêmes.
Photo de ma chatte Hécate avec le livre Les champs de la Lune de Catherine Dufour
Les champs de la lune, C. Dufour.
De la SF, de la poésie, de la douceur teintée de mélancolie et une quête intérieure. C'est ce que je vais tenter de mettre en valeur ds cette chronique sur un livre d'1 grande beauté écrit par une autrice qui ne cesse de m'étonner
#Lennethbooks #LectureSFFF #Booksky
Ayez le cœur bien accroché parce que oui parfois ce comics nous met face à certaines réalités qui piquent et bon perso je ne suis pas toujours prête.
C'est fou tout ce que les créateurs de ce comics sont capables de raconter. C'est souvent dur et violent mais aussi très touchant. Rares sont les textes qui parlent avec justesse de la dépression. Ici on se prend une claque.
Mais ce n' est pas tout. Il y aura une histoire d'espionnage, une maison hantée pour apporter une définition parmi d'autres à l'horreur et des guests qui participent au tome 11 dont l'incroyable Grant Morrison.
Vous allez partir en guerre avec les Figglypumps (des espèces de lapins très poilus), découvrir Garyland (un lieu où il n'y a que des sosies nommés Gary) ms aussi comprendre via un accident de la route dramatique les notions de décompression et compression ds les comics (du pur génie cette histoire)
Il s'agit d'une anthologie. Vous pouvez donc tout à fait lire chaque histoire dans l'ordre que vous voulez mais il y a un petit fil conducteur avec Riccardus, l'Ice Cream Man, une espèce de démon qui s'amuse de la condition humaine. Il y a également des clins d'œil à d'autres histoires.
Photo de ma chatte Hécate avec le tome 10 et 11 du comics Ice Cream Man
Ice Cream Man
J'ai déjà parlé plusieurs fois de ce comics. Parce que je l'aime bcp mais aussi parce que chaque nouveau volume est surprenant par son originalité. Je viens de lire les tomes 10 et 11 (ps encore dispo en français) et je n'ai une fois de + ps été déçue.
#lennethbooks #booksky #LectureFR
Tout est intelligent dans ce livre qui renverse les codes du roman noir. C'est brillant et exceptionnel. Des références cinématographiques et littéraires, un humour caustique et bien sûr une histoire très pulp.
Ce qu'elle refuse catégoriquement. Alors elle échafaude un plan machiavélique et Tom finit par participer activement à ce dernier. Ils projettent l'irréparable. Les pages défilent, l'étau se resserre. Les personnages st abjects et on se prend pourtant à espérer qu'une solution va se présenter à eux.
Un premier bouquin au succès retentissant et puis la chute avec un second qui est un échec cuisant. Les droits d'auteur sont partis en fumée. Il va falloir annoncer à Beth, l'épouse accro aux antidépresseurs, qu'il n'est pas plus question de rester dans leur sublime villa hors de prix.
Diables Blancs est un mélange entre le roman noir, la satire sociale et le faux true crime. James Robert Baker a imaginé un récit dont la forme originale va titiller les lecteurs. Il s'agit d'une retranscription orale d'une descente aux enfers, celle de Tom Dunbar. Un écrivain fauché.
Baker parle de violence politique, fait des critiques au vitriol de cette Amérique qu'il perçoit comme malade, ivre de fausse moralité, hypocrite jusqu'à la moelle. Il évoque frontalement le sujet de l'homosexualité et à une époque où le Sida fait des ravages, ce n'est pas au goût de tout le monde.
Les Éditions Monsieur Toussaint Louverture nous offrent décidément d'incroyables moments de lecture. L'auteur, décédé en 1997, blacklisté et conspué pour un autre ouvrage, n'avait pas pu publier Diables Blancs.
Photo de ma chatte Hécate avec le livre Diables blancs de James Robert Baker.
Diables blancs, James Robert Baker.
Un livre écrit au début des années 90, mondialement inédit et pour la première fois publié.
#lennethbooks #lectureFR #booksky
Ce livre, c'est une humanité qui fourmille, elle bruisse, elle est détestable et pourtant pleine de qualités, de rêves et d'espoirs souvent déçus. Alors oui le livre est imparfait, un peu indigeste et manquant parfois de liant mais ce fut une belle odyssée sauvage.
Une mort qui en vaut la peine reste très bon avec beaucoup d'humour malgré les déchaînements de violence inhérents au cadre dans lequel évoluent les personnages. La personnalité de Cane, Cob et Chimney relève plus du costaud un peu bête que du bandit sans foi ni loi.
Progressivement, tout ce beau monde va se rejoindre. Pour un final plutôt chouette malgré des longueurs qui alourdissent la lecture. Habituellement ce n'est pas quelque chose qui me dérange mais ici j'ai trouvé que ça cassait la fluidité du texte.
Les Fiddler, vieux agriculteurs n'ayant plus un sou vaillant à la suite d'une escroquerie, un barman serial killer, un inspecteur de latrines malheureux dans la vie parce que doté d'un énorme zizi inutilisable, ...
La traque des frères Jewett commence. Et comme nous sommes dans un roman choral, on va croiser une belle brochette de personnages assez attachants à leur manière.
Les frères ont alors une grande idée (non), ils décident de devenir braqueurs de banque. Comme le héros du seul roman lu et relu par Cane à ses frangins.
Le père leur vend le paradis, leur promet que cette vie de merde sera récompensée par un "banquet céleste" (titre original du bouquin). Sauf que le vieux claque et qu'il faut bien manger.
Le vieux Jewett a trois fils : Cane, Cob et Chimney. Ces derniers m'ont fait légèrement penser aux personnages principaux du film O'Brother. Vous voyez le tableau.