(En haut le logo des signataires, cf page 2) (Dessous, le texte) Communiqué de presse inter-associatif 3 juin 2025 HAUSSE DES POMPAGES D'IRRIGATION DANS LE BASSIN DU CLAIN LES CHIFFRES DU PRÉFET N’EXPLIQUENT RIEN On ne comprend pas, faute d’éléments dans les documents publiés (projet d’arrêté et note de présentation), d’où viennent les 16 millions de mètres cubes prélevables qu’annonce la préfecture. Tout aussi mystérieuse : l’échéance 2029 annoncée pour l’atteinte de ces 16 millions1 ! En revanche on comprend très bien que depuis une dizaine d’années les irrigants souhaitent disposer d’environ 30 millions de mètres cubes pour l’irrigation en période de basses eaux (avril-septembre) sans jamais indiquer quel type de culture ils comptent développer avec cette eau. Dans l’Autorisation Unique de Prélèvement (AUP) de 2017, ils ont obtenu des services de la préfecture 28 millions, dont 10 millions d’irréguliers, dits « provisoires » dans l’attente des 41 réserves de substitution (méga-bassines) prévues à l’époque. Dans le projet d’AUP 2025, on retrouve ce chiffre de 28 millions avec toutefois, pour partie, un décalage. Il y a 22 millions de volumes prélevables qui pourront l’être dès l’entrée en vigueur de l’arrêté et 6 millions pour 30 « plans d’eau de stockage » en projet. (Suite et fin du texte en page 2)
(En haut le logo des signataires) (Suite et fin du texte ci-dessous) C’est excessif, car la ressource estivale est faible faute de fleuve à grand débit estival et d’importantes nappes profondes. L’étude HMUC2 plafonne à 13 millions de m3 les pompages d’irrigation possibles en rivières et en nappes pour la période de basses eaux (printemps-été) ; dans les cinq dernières années les irrigants ont prélevé en moyenne 14 millions. Le projet d’arrêté satisfait la tactique habituelle des gros irrigants : obtenir un volume théorique le plus élevé possible, car lorsque la ressource baisse il y a des restrictions. Celles-ci commencent par une diminution de 30 % et ensuite de 50 % du volume hebdomadaire attribué. Plus celui-ci est fort au départ, moins la restriction sera sensible. Cela permet de maintenir à un niveau élevé ce que l’on peut prélever pour l’irrigation lorsqu’il y a très peu d’eau et que la production d’eau potable est en danger, comme le débit biologique minimum des cours d’eau. Cet inconvénient n’a pas persuadé la préfecture de s’engager dans une politique de diminution des prélèvements en période de basses eaux. Au contraire les volumes préférables passent de 18 millions (les seuls réguliers) à 22 millions et au passage on prélève 700 000 m³ de plus dans les nappes profondes en principe réservées pour l’eau potable. Il faudra bien arriver le plus vite possible à s’engager dans une politique de baisse des prélèvements pour avoir une gestion équilibrée de la ressource et atteindre le bon état des masses d’eau du bassin du Clain prévu pour 2027 par le SDAGE. 1 Propos rapportés dans la Nouvelle République du 20 mai 2025 sous le titre « Guerre des chiffres » 2 Hydrologie, Milieux, Usages, Climat Associations signataires : Vienne Nature LPO Poitou-Charentes UFC-Que Choisir 86 Nous voulons des coquelicots - Grand Châtellerault Greenpeace Poitiers
#Poitiers #Manif #DéfenseDeLeau
de samedi 7 juin
Communiqué
Associations signataires :
#VienneNature
#LPOPoitouCharentes
#UFCQueChoisir86
#NousVoulonsDesCoquelicotsGrandChâtellerault
#GreenpeacePoitiers
#BassinDuClain #Clain #Pompage #Irrigation #AUP #HMUC2 #Prélèvements
#Mégabassines #BNM