Non, nous n'oublions pas et nous ne pardonnons pas. Nous ne pardonnons pas l'invisibilisation, les violences, les agressions, les discriminations, les intimidations, les silenciations, les "oublis", les prix "d'honneur" dédiés aux autrices, les expositions dans des lieux moins en vue pour les autrices que pour les auteurs, nous n'oublions pas le combat de 2016 afin de pouvoir voter en tant que travailleur·euses de la BD, et ainsi voir des autrices être en lice et élues Grand Prix...
Nous regrettons le manque de transparence et de communication de l’ADBDA (Association pour le Développement de la Bande Dessinée à Angoulême) auprès des travailleur·euses, alors qu’elle devait, au départ, "assurer une meilleure coordination et une meilleure implication des partenaires dans les orientations importantes du festival et dans l'utilisation des moyens financiers qui lui sont alloués", mais dans les faits, semble avoir un rôle opaque, où quasi aucune organisation de travailleur·euses n'est conviée.
Nous tenons à rappeler que les travailleur·euses de la BD sont la cheville ouvrière de ce festival qui, d'année en année, continue à ignorer leurs points de vue, ainsi que leurs propositions de contenu. Sans travailleur·euses de la BD, pas de FIBD.
Nous souhaitons par ailleurs que la population angoumoisine soit consultée, étant donné l'impact économique et social qu'a cette manifestation, installée depuis plus de 50 ans dans la ville.
Nous souhaitons dénoncer encore une fois le contrat qui lie l'association du festival à 9eArt+, et empêcher que ces deux entités ne finissent par fusionner au sein d’une S.A.S., entraînant l'impossibilité de fait de repenser un FIBD digne de ce nom. Il est impensable que le Festival de la BD d'Angoulême devienne la propriété privée de deux personnes qui semblent n'avoir que très peu de considération et de respect pour les travailleur·euses de la BD.
#MeTooBD