Au profit des actionnaires ?
Il [le syndicat CGT Métallurgie] fait valoir que "les entreprises européennes sont déjà leaders en matière de satellites de télécommunications géostationnaires, d'observation de la Terre, de constellations, de services aux entreprises et États, d'exploration spatiale, de navigation".
Pour la CGT, "la vraie raison du projet Bromo est de créer un monopole permettant d'imposer ses prix et d'affaiblir le pouvoir des agences", spatiales françaises CNES et européenne ESA, ainsi que "d'augmenter les marges et les bénéfices pour les actionnaires, au détriment de l'intérêt des citoyens, de la gouvernance publique du secteur et de l'emploi".
L'organisation a aussi prévenu que les plans de suppressions d'emplois en cours chez Airbus et Thales dans les branches satellitaires "mettent en péril le maintien des compétences, la capacité à exécuter les nombreux contrats déjà signés et à se projeter vers l'avenir".
Le syndicat précise : "les effectifs d'Airbus DS et de Thales AS ont déjà diminué de plus de 400 et 700 personnes respectivement depuis début 2024". "Les premiers intéressés, à savoir les salariés, sont tenus à l'écart de toute transparence sur le contenu des discussions en cours", a-t-il regretté.
Sollicité par l'AFP, Airbus n'a pas souhaité s'exprimer. Quant à Thales, il a répondu qu'"aucun accord n'a été trouvé à ce stade. Nous poursuivons notre travail. Tout autre commentaire serait prématuré".
Pour la CGTMétallurgie, le projet #Bromo se fera essentiellement au profit des #actionnaires.